Glossaire

ACERMI

La certification ACERMI est une certification volontaire reposant sur le contrôle régulier par un organisme indépendant des caractéristiques physiques et mécaniques des isolants afin de garantir le niveau des caractéristiques déclarées.

 

L’ACERMI consiste en :

  • la vérification du niveau du système de contrôle qualité du fabricant,
  • le contrôle des caractéristiques produit par analyse du suivi de production du fabricant,
  • des audits d’usine et des prélèvements de produits, deux fois l’an, pour vérification.

 

La certification ACERMI garantit la conformité à la Déclaration CE du produit
(Coefficient de conductivité thermique, résistances thermiques, Euroclasse /réaction au feu) ainsi que des niveaux certifiés des caractéristiques techniques définies dans la norme NF EN 13164.
       
La certification ACERMI certifie également des caractéristiques produits qui correspondent aux spécificités des mises en œuvre françaises :
- Résistance critique de compression : Rcs, ds mini et ds maxi, utilisés notamment pour le calcul des dallages.
- Spécification pour les applications sol; soit les caractéristiques du type : SC1a2Ch, SC1b1Ch, …définies selon la norme NF P 61-203 ; Mise en œuvre de sous-couches isolantes sous chape ou dalle flottantes et sous carrelage.


- Profil d’usage ISOLE :                         

  • I – Incompressibilité- caractérise la capacité de l’isolant à résister à l’effet d’une compression et relativement au classement pour les applications sol-dalles et chapes flottantes (ex : SC1a2Ch…) – Echelle de valeurs : I1àI5
  • S – Stabilité – permet de juger de la stabilité dans le temps des dimensions initiales de l’isolant sous l’influence d la chaleur, de l’humidité et des sollicitations mécaniques - Echelle de valeurs : S1àS4
  • O – Comportement à l’eau de l’isolant (imperméabilité, absorption)-

Echelle de valeurs : O1àO3

  • L – Cohésion et rigidité de l’isolant après essais mécaniques en traction (flexion)
  • Echelle de valeurs : L1àL4
  • E – Aptitude de l’isolant à s’opposer au passage de la vapeur d’eau
  • Echelle de valeurs : E1à E5



Avis Technique : Atec

Un Avis Technique exprime l’opinion, formulée après expertise de manière neutre et impartiale par un groupe d’experts, sur l’aptitude à l’emploi d’un produit, composant ou système destiné à la construction. Elle est basée sur la prise en compte tant des exigences réglementaires françaises que des objectifs de performances et de durabilité résultant de l’application des règles de l’art dans le domaine des techniques traditionnelles correspondantes lorsqu’elles existent.



Bâtiments Basse Consommation – BBC

Définis par le label BBC-effinergie® , ce sont des bâtiments dont les très faibles besoins énergétiques contribuent à atteindre les objectifs de 2050 : réduire les émissions de gaz à effet de serre par 4 et donc répondre aux critères suivants :
- Une consommation limitée à 50 kilowattheures d'énergie primaire par mètre carré et par an (kWhEP/m²/an), incluant chauffage, production d'eau chaude, éclairage et ventilation, hors électroménager. Cet objectif de consommation maximale  est modulé selon la région, l’altitude, etc.
- Des exigences d’efficacité énergétique à atteindre :
. excellente isolation thermique des parois opaques et vitrées
. enveloppe parfaitement étanche à l’air
. ventilation mécanique contrôlée optimisée
. équipements de chauffage performants.
. introduction d’énergies renouvelables
Ce niveau de consommation est obligatoire en France pour les bâtiments publics et tertiaires dès 2011 et les logements neufs à partir du 1er janvier 2013.



Bâtiments à énergie positive – BEPOS

Bâtiments qui produisent plus d’énergie qu’ils n’en consomment (tous usages confondus) - 0 kWh/m²/an.
Leur conception et architecture doivent permettre leur intégration harmonieuse dans la ville. Ces bâtiments doivent fournir aux utilisateurs un environnement intérieur sain et confortable et faciliter des comportements éco-responsables.
 Et afin qu’ils contribuent à la sobriété énergétique globale ils doivent nécessiter «peu d’énergie» pour leur construction et leur localisation doit nécessiter peu d’énergie pour le transport de leurs utilisateurs. Les BEPOS seront appliqués pour la construction neuve en 2020.


Bâtiments Passifs

Un concept de construction très basse consommation créé en Allemagne par le Passiv Institut, basé sur l’utilisation de la chaleur passive du soleil, sur une très forte isolation (des murs, des fenêtres, etc.), l’absence de ponts thermiques, une grande étanchéité à l’air ainsi que le contrôle de la ventilation.
Leurs performances énergétiques dépassent celles du Bâtiment Basse Consommation (BBC), niveau réglementaire français actuellement le plus élevé. Un bâtiment pour être reconnu passif doit être certifié répondre aux critères très précis du Passiv Institut :

  •  Le besoin de chauffage doit être inférieure à 15 kWh/m²/an.
  •  L’étanchéité à l’air testée à l’aide du "Blower Door Test" ou test d’infiltrométrie ne doit présenter aucune fuite.
  •  La consommation d’énergie primaire doit être inférieure à 120 kWh/m²/an. Les énergies renouvelables sont donc à privilégier.

En France, le label Minergie P-Eco garantit le confort et la performance énergétique des bâtiments passifs.



Coefficient de conductivité thermique - lambda Λ

 

Tous les matériaux et donc les matériaux de construction, ont un coefficient de conductivité. Représenté par la lettre grecque lambda (Λ), il est exprimé en W/m.K.
et indique la quantité de flux de chaleur traversant 1 m² de matériau homogène pour une épaisseur de 1 m et un écart de T° de 1°. Plus le lambda est faible plus le matériau est isolant. 
L'eau est 20 fois plus conductrice de chaleur que l'air d'où l'influence de l'humidité. Un matériau humide  est plus conducteur que lorsqu'il est sec.
Le principe de la détermination de la conductivité thermique d’un matériau repose sur le lien entre le flux de chaleur qui traverse ce matériau et le gradient de température qu’il génère.
Le lambda sert à calculer R :  R = e/Λ avec e = épaisseur du produit (en m)
R est la résistance thermique pour une épaisseur de produit donnée.



CPT : Cahier de Prescriptions Techniques d’exécution

Chaque Avis Technique traite des conditions et prescriptions de mise en œuvre. Pour certaines familles de produits sous Avis Technique, présentant des dispositions communes de mise en œuvre, il a paru plus judicieux de regrouper ces dernières dans un document commun à toute la famille appelé CPT. Dans ce cas l’Avis Technique, intègre, le cas échéant, des dispositions spécifiques de mise en œuvre, et se réfère pour le reste à ce document de prescriptions communes, qui sont indissociables du contexte de la famille considérée et des Avis Techniques correspondants.

 

DPC : Directive Produits de Construction

C’est la directive Européenne N 89/106 de 1988 relative au rapprochement des dispositions législatives, réglementaires  et administratives des États concernant les produits de construction. Elle passe par 6 exigences dites Exigences essentielles exprimées en termes d’objectifs.
1 – Résistance mécanique et stabilité
2 – Sécurité en cas d’incendie
3 – Hygiène, santé et environnement
4 – Sécurité d’utilisation
5 – Protection contre le bruit
6 – Économie d’énergie et isolation thermique
Cette directive est complétée et précisée par des Documents Interprétatifs.

 



DTU : Documents Techniques Unifiés

Un DTU est un document qui réunit l’ensemble des « Règles de l’art » et techniques de construction dont le bien fondé est confirmé par l’expérience, pour chaque type d’ouvrage du bâtiment.
La norme et le DTU sont complémentaires, la première définissant le produit et le second sa mise en œuvre.
Les DTU sont établis par la Commission Générale de Normalisation du Bâtiment/DTU,  la CGNorbât.
Les DTU sont rendus obligatoires par arrêté Interministériel.
L’harmonisation Européenne conduit progressivement à transformer les DTU en Normes.



Etanchéité à l’air

Absence dans l’enveloppe d’un bâtiment  de fuites d’air parasites responsables d’une surconsommation d’énergie : liaisons entre façades et parois, menuiseries extérieures, équipements électriques ou encore trappes et canalisations : un paramètre déterminant à prendre en compte pour une isolation thermique performante.



Fiches de Déclarations Environnementales et Sanitaires (FDES)

Ces fiches permettent par une étude détaillée (selon la norme NF P01-010) de réaliser un bilan environnemental des matériaux de construction pouvant être utilisé dans un projet. Ceci dans le but de minimiser les impacts sur l’environnement et la santé.



Fluage

 

Déformation lente et irréversible d'un matériau sous l'effet d'une force extérieure ou de son propre poids.



HQE® – Haute qualité environnementale

La démarche HQE touche l’environnement intérieur, celui des futurs usagers, avec des préoccupations de santé et de confort, et l’environnement au sens général, avec des objectifs d’économie de ressources et de réduction des rejets dans l’environnement. C’est une « approche système », qui considère le bâtiment dans toutes ses composantes et sur son cycle de vie. Elle s’applique à tous types de bâtiments, aux travaux neufs et à la réhabilitation. Elle concerne tous les acteurs du bâtiment et de l’aménagement.



Isolation inversée 

L’isolant est placé au-dessus de l’étanchéité qu’il  protège des chocs thermiques et mécaniques. Il est lesté avec une protection rapportée choisie selon l’usage de la toiture terrasse : non accessible, accessible et séjour, technique, jardin, végétalisée, parking, retenue temporaire des eaux pluviales... Ce procédé est compatible avec tous types de toitures terrasses. Seules les mousses de polystyrène extrudé (XPS) bénéficient d’un Atec et sont utilisables dans cette technique. Ceci du fait de l’insensibilité des XPS à l’eau, aux cycles gel-dégel, etc.



ITE - Isolation thermique par l’extérieur

L’isolation est placée à l’extérieur du bâtiment sur la toiture, les murs, les soubassements et sous la dalle. Elle permet la réalisation d’une enveloppe parfaitement isolée, sans ponts thermiques, étanche à l’air et sans perte de surface habitable. Elle assure également  un confort d'hiver en évitant les parois froides, mais aussi un confort d'été contre les excès de chaleur.



Marquage CE

Le marquage CE constitue en résumé un passeport pour la libre circulation des produits, mais en aucun cas n’est une certification (par exemple telle que la Certification ACERMI.
Il atteste la conformité du produit aux spécifications techniques suivantes :
- Soit des normes nationales transposant des normes harmonisées européennes
(c’est le cas des isolants thermiques utilisables en application bâtiment avec la série des normes NF EN 13162 à 13168, la norme NF EN 13164 étant celle de l’XPS)
- Soit l’agrément technique Européen (ATE)
Le Marquage CE indique seulement que le produit respecte les exigences essentielles des directives «nouvelle approche» traitant notamment des questions de sécurité. 



Normes Européennes

Normes harmonisées élaborées par des organismes européens de normalisation (CEN, CENELEC etc.), sur mandat de la Commission, afin de correspondre aux exigences communautaires. Transposées ensuite en normes nationales. En France, les normes européennes (EN) sont reprises sous les termes NF-EN par l'AFNOR. Ainsi la norme européenne harmonisée des mousses de polystyrène extrudé en application bâtiment est la norme NF EN 13164.



Pont thermique   

Zone de moindre résistance thermique réduisant l'efficacité d'une isolation thermique. Par exemple aux liaisons entre les dalles de planchers et les murs extérieurs, si une isolation périphérique n'a pas été prévue (cas d'une isolation intérieure) ou si l'isolation extérieure n'a pas été réalisée jusqu'aux fondations.


 
« Pose directe » de revêtements de sol scellés


Cette technique consiste à ne pas réaliser de forme ou de chape entre l’isolant et le mortier de scellement du revêtement de sol. Elle est définie dans le DTU 52.1 – Norme NF P61-202 et nécessite l’usage d’un isolant classé « SC1 » selon la norme NF P61-203. Les XPS sont classés  « SC1 » grâce à leurs caractéristiques en compression et en fluage très élevées.



RT2012 - Réglementation Thermique 2012

Comme les précédentes réglementations thermiques, elle a pour objectif de limiter les consommations énergétiques des bâtiments neufs résidentiels tertiaires.
Défini par la loi sur la mise en œuvre du Grenelle de l’Environnement, cet objectif reprend le niveau de performance énergétique défini par le label BBC-Effinergie.
La RT2012 sera, par conséquent, renforcée afin que toutes les constructions neuves présentent, en moyenne, une consommation d’énergie primaire (avant transformation et transport) inférieure à 50 kWh/m²/an :
- A partir du 1er janvier 2011 pour les bâtiments publics et les bâtiments tertiaires privés (bureaux, commerces, entrepôts, etc.) ;
- A partir du 1er janvier 2013 pour tous les bâtiments résidentiels.



Résistance thermique (R en m².K/W)

 

Dans la pratique, le coefficient de conductivité ne suffit pas à indiquer la qualité isolante d'un matériau ou d'une paroi car, d'une part, une paroi mesure rarement un mètre d'épaisseur et, d'autre part, elle est rarement homogène (constituée d'un seul matériau). On tient compte de l'épaisseur du matériau ou des épaisseurs des différents matériaux d'une paroi et on parlera de résistance thermique. La résistance thermique est représentée par la lettre R et elle est exprimée en m² K/W.
R = e/ avec e = épaisseur du produit (en m) et  =  coefficient de conductivité thermique (en W/m.K.) La résistance thermique d’un matériau mesure sa capacité à s’opposer au froid ou au chaud.
R est égal au rapport entre l’épaisseur du produit et sa conductivité thermique. Un isolant est un mauvais conducteur de chaleur. Plus la résistance thermique R est élevée, plus le produit est isolant et donc performant.



Sarking 

Technique d’isolation par l’extérieur en continu des toitures en pente. Offre une isolation sans ponts thermiques, étanche à l’air, insensible à l’eau et à la vapeur d’eau.